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Un nouvel acteur du marché s'intéresse aux chars SAMIR pour renforcer le réseau d'approvisionnement en carburant au Maroc.

Un nouvel acteur du marché s'intéresse aux chars SAMIR pour renforcer le réseau d'approvisionnement en carburant au Maroc.

Un nouvel acteur du marché s'intéresse aux chars SAMIR pour renforcer le réseau d'approvisionnement en carburant au Maroc.

Une société internationale de distribution de carburants accélère les démarches juridiques et administratives pour obtenir l'autorisation d'utiliser les installations de stockage de la raffinerie SAMIR, la raffinerie marocaine actuellement inactive, selon des sources de des sources médiatiques AR proches du dossier.

Cette démarche implique des procédures devant le Tribunal de commerce de Casablanca et l'Office national des hydrocarbures et des mines, la société cherchant à accéder à des capacités de stockage de la raffinerie, hors service depuis août 2015.

Selon certaines sources, l'intérêt de l'entreprise pour la location de réservoirs de stockage fait écho à un accord antérieur conclu par BGI Petroleum, qui commercialise la marque « Yoom » et utilise actuellement environ 80 000 mètres cubes de stockage pour la distribution de diesel. Le nouvel acteur du marché ambitionne d'étendre sa présence logistique au Maroc en augmentant sa capacité de stockage de diesel et d'essence, garantissant ainsi un approvisionnement plus stable à son réseau national de stations-service.

L'entreprise aurait engagé un cabinet d'avocats basé à Casablanca pour préparer sa demande et gérer les procédures juridiques, s'appuyant notamment sur une décision de justice de 2020 autorisant la location des réservoirs de stockage de SAMIR. Selon certaines sources, l'entreprise accélère le processus afin de se prémunir contre la volatilité persistante des prix mondiaux des carburants, en particulier suite aux récentes hausses du prix du diesel au Maroc, qui a atteint environ 15,50 dirhams le litre.

Selon les mêmes sources, l'entreprise recherche une capacité de stockage supérieure à celle actuellement utilisée par les opérateurs existants. L'infrastructure de stockage inutilisée de SAMIR est estimée entre 1,8 et 2 millions de mètres cubes, avec un taux d'utilisation actuel n'excédant pas 4 %, ce qui laisse une marge de manœuvre importante pour de nouveaux acteurs.

Cette initiative intervient dans un contexte de hausse des prix des produits raffinés sur les marchés internationaux, notamment à Rotterdam, sous l'effet des tensions géopolitiques liées au conflit impliquant l'Iran et aux perturbations autour du détroit d'Ormuz.

Les revenus générés par ces contrats de location pourraient constituer une nouvelle source de revenus pour SAMIR, en liquidation judiciaire depuis près de dix ans. Selon certaines sources, d'autres opérateurs nationaux et internationaux préparent également des demandes similaires afin de renforcer leurs capacités de stockage suite aux récentes perturbations d'approvisionnement.

La question de la hausse des prix des carburants et des capacités de stockage limitées a relancé le débat sur la stratégie de raffinage du Maroc. Leila Benali, ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, a maintenu sa position selon laquelle le raffinage seul ne suffit pas à garantir la sécurité énergétique. Elle a cité des exemples internationaux, notamment celui de l'Inde, pour souligner que l'accès à des approvisionnements en pétrole brut de qualité demeure un facteur essentiel, indépendamment des capacités de raffinage.

Des sources ont ajouté que la société sollicitant la licence avait déjà obtenu l'approbation de son siège européen, l'expansion de ses infrastructures de stockage au Maroc s'inscrivant dans une stratégie plus large visant à soutenir son réseau de distribution sur un marché où les prix du diesel figurent parmi les plus élevés d'Afrique du Nord suite aux récentes hausses.


Catégorie : Économie | Publié le 17/04/2026 à 14:38 | Par NewsDuMaroc.com