Journaux internationaux : Mettre fin à la guerre contre l’Iran est l’option la plus réaliste pour Trump
Journaux internationaux : Mettre fin à la guerre contre l’Iran est l’option la plus réaliste pour Trump
L'évolution rapide de la situation militaire et économique a dominé la couverture de plusieurs journaux internationaux, les répercussions du blocus naval américain sur les ports iraniens et les tensions dans le détroit d'Ormuz occupant le devant de la scène.
Dans une analyse des options de Washington, le magazine Foreign Affairs a commencé son article en soulignant que le président américain Donald Trump est confronté à un test crucial qui exige une grande « flexibilité tactique » pour mettre fin à la guerre avec l’Iran, en offrant le minimum de concessions possibles afin de garantir que le détroit d’Ormuz reste ouvert.
L'article de magazine affirmait que Trump, qui n'avait pas réussi avant la guerre à élaborer une stratégie claire et à long terme, est désormais incapable d'imposer son rythme à l'Iran ou de contrôler le calendrier de ses décisions.
L'article concluait que l'option la plus réaliste qui s'offrait à lui était de hâter la fin de la guerre, parallèlement à la formulation d'une vision américaine claire et précise à l'égard de l'Iran.
Craintes d'une confrontation militaire
Sur le terrain, le Washington Post a averti qu'un blocus naval américain de l'Iran menaçait de plonger la région dans une confrontation militaire de grande ampleur.
La décision du président américain Donald Trump d'imposer un blocus naval du détroit d'Ormuz est entrée en vigueur lundi matin, après 21 heures de négociations entre les négociateurs américains et iraniens à Islamabad, qui n'ont pas permis de parvenir à un accord entre les deux parties.
Le journal citait des analystes affirmant que toute action militaire dans le détroit d'Ormuz se heurterait à de sérieuses difficultés en raison de l'étroitesse de la voie navigable, et que le recours par Téhéran à la « guerre asymétrique », représentée par le déploiement de mines marines et le lancement d'essaims de drones, menace la stabilité des approvisionnements énergétiques mondiaux.
Les avertissements ne se limitaient pas à l'aspect militaire, le Wall Street Journal tirant également la sonnette d'alarme quant aux répercussions économiques.
Des responsables internationaux ont exprimé leurs inquiétudes quant au fait que cette escalade aggraverait la fragilité de l'économie mondiale, avertissant que les risques s'étendraient aux marchés obligataires, à l'évaluation des actifs et au crédit privé, doublant ainsi la pression sur l'ensemble de la structure du système financier mondial.
Au niveau européen, le journal britannique « The Times » a établi un lien entre les crises mondiale et intérieure, citant l'aveu du Premier ministre Keir Starmer selon lequel la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (Brexit) avait causé des dommages importants à l'économie du pays.
Starmer a défendu les projets de son gouvernement d'adopter certaines règles de l'UE pour atténuer les « chocs de prix » liés à une guerre avec l'Iran, s'engageant à nouer une relation économique plus étroite avec l'UE malgré les critiques de l'opposition.
Par ailleurs, le journal britannique « The Guardian » a décrit dans son éditorial la défaite du Premier ministre hongrois sortant Viktor Orban comme un « moment politique hautement significatif » et une victoire pour la démocratie.
Le journal a estimé que la victoire du candidat de l'opposition Peter Majar lui donnait mandat pour démanteler le réseau d'intérêts et de corruption qui s'était enraciné dans les institutions de l'État, saluant le rôle central des jeunes dans le renversement du régime autoritaire d'Orban.
Toutefois, le quotidien français « Libération » estime que le chemin du successeur d’Orban sera semé d’embûches et de difficultés, compte tenu des changements radicaux opérés par son prédécesseur dans la constitution et les institutions de l’État profond, soulignant que la lutte contre la corruption constituera le plus grand défi pour le nouveau gouvernement.
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