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Une profusion de buts et un manque d'enthousiasme… Le système à 48 équipes a-t-il terni l'éclat de la Coupe du monde 2026 ?

Une profusion de buts et un manque d'enthousiasme… Le système à 48 équipes a-t-il terni l'éclat de la Coupe du monde 2026 ?

Une profusion de buts et un manque d'enthousiasme… Le système à 48 équipes a-t-il terni l'éclat de la Coupe du monde 2026 ?

Alors que la longue phase de groupes touche à sa fin et que les phases finales débutent, le format à 48 équipes, mis en place pour la première fois dans l'histoire de la Coupe du Monde en 2026, continue de susciter de vives controverses. Si ce tournoi élargi a offert des performances spectaculaires, mettant en lumière des stars internationales et révélant des équipes moins connues, il a également été critiqué pour le manque d'intensité de nombreuses rencontres.

La vision d'Infantino : « Toutes les nations ont le droit de rêver. »

Ces transformations remontent à 2017, lorsque le président de la FIFA, Gianni Infantino, a annoncé cette réforme radicale, la justifiant en déclarant que « toutes les nations ont le droit de rêver et que le football ne se limite pas à l'Europe et à l'Amérique latine ». Cette vision s'est concrétisée par un élargissement sans précédent du tournoi, avec notamment le passage de 8 à 12 groupes et de 64 à 104 matchs, la compétition se déroulant dans 16 stades répartis dans trois pays hôtes : les États-Unis, le Mexique et le Canada.

Objectifs commerciaux et dimensions politiques

Les analyses indiquent que la FIFA, qui compte 211 associations nationales – un nombre supérieur à celui des Nations Unies (193) – a cherché à étendre la portée géographique du tournoi grâce à cette expansion, motivée par des considérations stratégiques, financières et politiques. Dans ce contexte, Vincent Chaudel, fondateur de l'Observatoire du Business du Sport, a expliqué à Brut que cette initiative s'inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer le rayonnement mondial du football. Chaudel a souligné qu'il ne s'agit pas d'un simple choix sportif, mais d'un outil de développement et d'influence internationale, notamment grâce à l'augmentation des droits de diffusion télévisée et des revenus commerciaux que cette expansion générera. Ceci, par ailleurs, sert les ambitions d'Infantino pour briguer un second mandat lors des élections de 2027 au Maroc.

Les aspects positifs de l'expansion

Sur le plan sportif, l'intégration d'équipes auparavant absentes des compétitions internationales demeure, selon ses partisans, le succès le plus significatif. Le nouveau format a permis à des équipes comme le Cap-Vert, Curaçao, Haïti, la Jordanie et l'Ouzbékistan, ainsi qu'au retour d'équipes longtemps absentes telles que l'Écosse (dernière participation en 1998) et la Nouvelle-Zélande (en 2010), de participer à la phase finale. La qualification du Cap-Vert pour les seizièmes de finale est citée comme un exemple éloquent des avantages de l'inclusion des petites nations.

Des chiffres de stars record face à une compétitivité en déclin

À l'inverse, certains critiques estiment que cette expansion a engendré des rencontres déséquilibrées, réduites à de simples vitrines permettant aux stars d'améliorer leurs records personnels. L'Argentin Lionel Messi (39 ans) a profité de cette situation, inscrivant cinq buts en deux matchs et portant son total à 18 buts en phase finale. Le Portugais Cristiano Ronaldo (41 ans) a également brillé lors du match contre l'Ouzbékistan, marquant deux buts, tandis que le Français Kylian Mbappé a inscrit un doublé face à l'Irak, se rapprochant ainsi du record de Messi de 16 buts en trois éditions.

Mourinho : « J'ai arrêté de suivre. »

Les critiques estiment que ce format a entraîné une baisse de l'intérêt, les surprises étant largement absentes du fait que seulement 16 des 48 équipes sont éliminées dès le premier tour. L'entraîneur portugais José Mourinho, le nouveau manager du Real Madrid, a exprimé ses réserves dans le podcast « Beast Mode On », déclarant : « Certains matchs, j'arrête de les regarder après dix minutes. La Coupe du Monde est le summum, et je comprends que la participation soit fantastique pour certains pays, mais des résultats comme 7-1 ou 5-1 sont inacceptables. Je ne commencerai vraiment à regarder qu'à partir des phases finales. »

Une perspective africaine : l’expansion comme impératif mondial

À l'inverse, des légendes comme Samuel Eto'o, président de la Fédération camerounaise de football, défendent ce système, affirmant dans des déclarations à la British Broadcasting Corporation (BBC) qu'il donne au continent africain « l'opportunité de jouer enfin le rôle qu'il mérite sur la scène mondiale ».

L'avenir de la Coupe du monde : faut-il s'attendre à 64 équipes ?

Alors que le débat se poursuit sur la baisse du niveau sportif face à l'augmentation de la participation, des informations font état de l'ambition d'Infantino qui pourrait ne pas s'arrêter là, puisqu'une proposition visant à étendre le tournoi à 64 équipes lors des prochaines éditions serait toujours en préparation, ouvrant ainsi la voie à de nouveaux débats sur l'avenir du sport le plus populaire au monde.


Catégorie : Sportif | Publié le 28/06/2026 à 04:16 | Par NewsDuMaroc.com