Plus dangereux que le programme nucléaire iranien : les Israéliens identifient leur principale préoccupation.
Plus dangereux que le programme nucléaire iranien : les Israéliens identifient leur principale préoccupation.
La Société de radiodiffusion israélienne a cité des données du rapport annuel publié par l'Institut de politique du peuple juif, qui révélaient un approfondissement des divisions internes et des craintes croissantes de troubles internes menaçant la « cohésion de l'État ».
Les conclusions du rapport ont révélé un pessimisme parmi les Israéliens quant à l'avenir de la bande de Gaza, la majorité d'entre eux estimant que le Mouvement de résistance islamique (Hamas) conserverait le contrôle de la bande d'une manière ou d'une autre même après la guerre.
Le rapport ajoute que de larges pans de la population israélienne sont déçus que le « plan Trump » n'ait pas conduit au désarmement du Hamas ni à la fin de sa présence militaire, malgré le cessez-le-feu et le retour des prisonniers.
Le rapport a également montré que 55 % des Israéliens considèrent la polarisation et les divisions internes comme la menace la plus grave à laquelle Israël est confronté, de loin avant la menace nucléaire iranienne, que seulement 23 % considèrent comme le principal danger.
Le rapport indique qu'environ 60 % des Israéliens n'excluent pas la possibilité de violences internes et d'effusions de sang entre les différentes composantes de la société israélienne, ce qui reflète des craintes croissantes de confrontation interne ou de guerre civile.
Pas le meilleur endroit
Par ailleurs, le rapport révèle une crise de confiance croissante quant à l’avenir d’Israël, près de la moitié des Israéliens laïcs admettant ne pas être convaincus qu’Israël soit le meilleur et le plus sûr endroit pour leurs enfants et petits-enfants à l’avenir.
Bien que 80 % de la population israélienne soutienne le principe du partage du fardeau du service militaire, 79 % des Haredim s'opposent à la conscription, même dans le cadre militaire qui leur est destiné, ce qui ne fait qu'exacerber les tensions entre les Haredim et le reste de la société.
Le reportage, diffusé par l'autorité de radiodiffusion, ajoute que la communauté Haredi a enregistré le niveau le plus bas de l'indice de proximité sociale par rapport au reste des groupes de population en Israël, reflétant le fossé social et culturel croissant entre elle et le reste de la société.
En revanche, l'indice d'optimisme global a progressé à 7,13 points, mais le rapport a révélé une forte division politique entre la droite et la gauche. L'optimisme chez les sympathisants de droite a atteint 9,05 points, tandis qu'il a chuté à gauche à seulement 3,67 points, le niveau le plus bas jamais enregistré par l'indice pour ce groupe.
Le rapport note également une hausse sans précédent de la confiance du public envers les dirigeants militaires israéliens, le taux de confiance atteignant 82 % après les récents affrontements régionaux et les changements survenus à la tête de l'armée israélienne.
Le rapport conclut que la guerre a poussé la société israélienne vers des tendances plus à droite, notamment chez les jeunes, ces dernières années ayant été marquées par un remarquable glissement politique vers la droite au détriment d'autres courants.
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