Les principaux barrages du Maroc atteignent près de 76 % de leur capacité après une forte reprise des précipitations.
Les principaux barrages du Maroc atteignent près de 76 % de leur capacité après une forte reprise des précipitations.
Les principaux barrages du Maroc ont enregistré une forte reprise de leurs réserves d'eau, signe d'une amélioration significative après des années de sécheresse intense et source d'optimisme pour la saison agricole et l'approvisionnement en eau potable.
Selon le dernier bulletin quotidien du ministère de l'Équipement et de l'Eau, le taux de remplissage global des barrages du pays a atteint 75,88 %, contre seulement 40,25 % au cours de la même période l'année dernière.
Les chiffres officiels ont montré que le volume total d'eau stockée atteignait 13,059 milliards de mètres cubes, sur une capacité totale de stockage naturel de 17,21 milliards de mètres cubes.
Le quasi-doublement des réserves en un an reflète l'impact des fortes précipitations (pluie et neige) enregistrées dans plusieurs régions du pays, contribuant à remplir des réservoirs qui avaient subi une forte pression ces dernières années.
Un examen plus approfondi des bassins fluviaux du Maroc révèle de fortes améliorations dans la plupart des régions, plusieurs bassins approchant leur pleine capacité.
Le bassin du Tensift a enregistré le taux de remplissage le plus élevé, à 96,02 %, contre 54 % un an auparavant. Le bassin du Loukkos a maintenu un niveau élevé à 92,76 %, tandis que celui du Bouregreg a connu une forte hausse, passant de 43,25 % l'an dernier à 92,16 %, garantissant ainsi l'approvisionnement en eau potable du corridor Rabat-Casablanca.
Le bassin du Sebou, le plus grand système de réservoirs d'eau du Maroc, a atteint un taux de remplissage de 87,67 %, contenant plus de 4,7 milliards de mètres cubes d'eau, contre 55,33 % l'an dernier. Le barrage d'Al Wahda, le plus grand du pays, a également affiché un taux de remplissage satisfaisant de 87,64 %.
Dans le bassin de l'Oum Er-Rbia, considéré comme une source essentielle pour l'agriculture du centre du Maroc et l'un des plus durement touchés par les récentes sécheresses, le taux de remplissage est monté à 63,95 %, marquant une reprise majeure par rapport aux niveaux alarmants précédents.
Les régions du sud ont également enregistré des améliorations. Le bassin du Souss-Massa est passé de 22,28 % l’an dernier à 56,29 %, une évolution qui devrait soutenir l’activité agricole intensive de la région.
Parallèlement, le bassin du Draa-Oued Noun est resté à des niveaux plus modestes mais en amélioration, passant de 34,59 % à 39,22 % par rapport à l'année précédente, tandis que le bassin du Ziz-Ghris est resté relativement stable à 54,06 %.
L’amélioration des réserves des barrages devrait alléger la pression sur les systèmes d’irrigation et les réseaux d’approvisionnement en eau urbains, apportant un soulagement après plusieurs années de sécheresse consécutives qui avaient suscité des inquiétudes quant à la sécurité hydrique à long terme au Maroc.
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