Le Liban cherche à mettre fin à la guerre par la négociation, tandis qu'Israël poursuit son escalade militaire.
Le Liban cherche à mettre fin à la guerre par la négociation, tandis qu'Israël poursuit son escalade militaire.
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a affirmé dimanche que son pays œuvrait pour mettre fin à la guerre et obtenir un retrait complet d'Israël du territoire libanais par la voie de négociations, alors que des attaques continuent d'être échangées entre l'armée israélienne et le Hezbollah.
Cette position intervient alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a insisté sur la poursuite des combats, dans un contexte d'escalade sur le terrain qui a fait des victimes parmi les civils et le personnel médical au Liban.
Dans une allocution télévisée hier, à la veille de l'anniversaire du début de la guerre civile libanaise, Salam a expliqué que le gouvernement continuerait à œuvrer « pour mettre fin à cette guerre et obtenir le retrait israélien de tous nos territoires ».
Il a noté que des efforts sont en cours, notamment l'initiative présentée par le président Joseph Aoun pour négocier un cessez-le-feu.
Le Liban doit tenir des négociations directes avec Israël mardi aux États-Unis, en parallèle des pourparlers menés par l'Iran au Pakistan avec la partie américaine pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Cette situation survient dans un contexte de trêve de deux semaines annoncée par Washington et Téhéran, sous l'égide du Pakistan, qui a débuté à l'aube du 8 avril, bien qu'Israël ait nié qu'elle inclue le Liban.
Ciblage des ambulanciers et de la FINUL
Sur place, le ministère libanais de la Santé a annoncé qu'au moins six personnes avaient été tuées dimanche lors de frappes aériennes israéliennes dans le sud du pays, dont un secouriste de la Croix-Rouge dans la ville de Beit Yahoun.
Un communiqué de la Croix-Rouge indique que ses équipes ont été « directement visées par un drone » lors d'une mission humanitaire coordonnée au préalable avec les forces de la FINUL.
De son côté, la FINUL a annoncé hier qu'un char israélien avait percuté ses véhicules dans le sud du Liban lors de deux incidents distincts, causant de graves dommages à l'un d'eux.
Dans la ville de Bazouriyeh, les raids ont complètement détruit le centre d'urgence des « Éclaireurs du Message Islamique », tandis qu'un autre raid a ciblé la ville de Qana, tuant 5 personnes, dont 3 femmes, et en blessant 25.
Le Hezbollah a annoncé lundi matin avoir mené des attaques de drones et de missiles contre un poste de commandement israélien et les forces d'occupation dans la ville de Bint Jbeil, théâtre de violents affrontements.
Le Hezbollah a déclaré avoir attaqué ce matin à l'aube un poste de commandement israélien situé entre la ville d'Ainata et la ville de Bint Jbeil, dans le sud du Liban, à l'aide de drones, dans le cadre des opérations militaires en cours sur le front frontalier.
Du côté israélien, les sirènes ont retenti 18 fois dans 20 villes de Haute et de Galilée occidentale au cours des dernières heures de la nuit dernière et tôt ce matin, lundi, suite aux tirs de roquettes en provenance du Liban.
La radio de l'armée israélienne a rapporté que deux soldats de la brigade des parachutistes ont été blessés lorsqu'ils ont été pris pour cible par un missile dans le sud du Liban.
Le correspondant d'des sources médiatiques a également rapporté que deux frappes aériennes israéliennes ont ciblé les environs de la ville de Shoukin, dans le sud du Liban.
résultat
Depuis le début des affrontements le 2 mars, le bilan des morts au Liban s'élevait à 2 055 morts et 6 588 blessés hier soir, dont 165 enfants et 87 agents de santé.
À l'inverse, Netanyahu est apparu hier dans une vidéo diffusée par son bureau, portant un gilet pare-balles lors d'une visite au sud du Liban, affirmant que « la guerre continue à l'intérieur de la zone de sécurité ».
Israël cherche à imposer cette zone pour empêcher les attaques du Hezbollah, tandis que l'armée d'occupation accuse le parti d'utiliser l'hôpital et les ambulances de Bint Jbeil à des fins militaires.
Pour des raisons humanitaires, le pape Léon XIV a déclaré dimanche que protéger les civils des « effets horribles de la guerre » est un « devoir moral », affirmant sa solidarité avec le peuple libanais, tandis que le ministère libanais de la Santé a promis de poursuivre l'occupation au niveau international afin de la tenir responsable du ciblage des ambulanciers.
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