L’initiative « Rubans rouges » appelle à une action internationale urgente en faveur des prisonniers palestiniens

L'initiative « Rubans rouges » appelle à une action internationale urgente en faveur des prisonniers palestiniens
La campagne « Rubans rouges » a appelé à une action internationale les 16, 17 et 18 avril 2026, mettant en garde contre ce qu'elle décrivait comme des dangers croissants menaçant la vie des prisonniers palestiniens dans les prisons d'occupation israéliennes, et exigeant que leur cas ne soit pas « laissé dans le silence ».
Dans un communiqué publié suite à l'approbation par la Knesset israélienne de la loi autorisant l'exécution des prisonniers palestiniens, la campagne a déclaré que les prisonniers « ne sont pas seulement confrontés à l'emprisonnement et aux mauvais traitements, mais aussi à un plan d'exécution systématique », considérant que cette réalité a été « légitimée » par des décisions officielles, et pointant du doigt ce qu'elle a décrit comme la participation de médecins aux meurtres, en violation des chartes éthiques et médicales internationales.
Selon le communiqué, le nombre de prisonniers en mars dernier était de 9 446, dont 3 442 détenus administratifs sans inculpation ni procès, 350 enfants et 79 femmes, en plus de 1 249 personnes de la bande de Gaza qui font face à une disparition forcée sous prétexte qu'elles sont des « combattants illégaux ».
Le communiqué note également le martyre de 88 prisonniers dans les prisons d'occupation depuis octobre 2023, portant le nombre total à 325, les corps de 766 prisonniers étant toujours détenus.
La campagne appelait à des actions de solidarité, notamment l'affichage de photos de prisonniers, l'accrochage de rubans rouges dans les lieux publics, l'organisation de veillées et l'intensification des échanges via les plateformes numériques.
Qui sont-ils ?
La campagne « Rubans rouges » se définit, selon son site web, comme une campagne mondiale visant à témoigner de sa solidarité avec les prisonniers palestiniens et à sensibiliser l'opinion publique internationale à leur cause.
Selon le site web, la campagne vise à sensibiliser l'opinion publique à la situation de plus de 9 100 Palestiniens qui, selon elle, sont détenus illégalement dans des prisons israéliennes, et appelle à leur libération immédiate, tout en s'efforçant de porter leurs histoires à l'attention du public mondial.
Un crime à part entière
Dans ce contexte, l'homme politique palestinien Mustafa Barghouti a déclaré que ce qui se passe représente un « véritable crime de guerre », tenant la communauté internationale pour responsable de son silence, qu'il a décrit comme un « feu vert donné à cette brutalité ».
Pour sa part, Adnan Hamidan, coordinateur de la campagne « Rubans rouges », a confirmé que les journées désignées visaient à « briser le mur du silence mondial », appelant à une large participation aux événements.
Hier, lundi, les autorités d'occupation israéliennes ont approuvé la soi-disant « loi pour exécuter les prisonniers palestiniens », une décision qui ravive la controverse autour de cette législation, proposée par le ministre de la Sécurité nationale du gouvernement d'occupation, Itamar Ben-Gvir, en 2022, et adoptée en première lecture en mars 2023.
Les médias palestiniens ont expliqué que la loi prévoit la peine de mort pour les Palestiniens qui commettent des actes contre l'occupation ayant entraîné la mort d'Israéliens. Elle interdit également toute grâce dans ces cas, ce qui signifie que la peine est définitive et ne peut être réduite ou modifiée par une décision politique ou judiciaire ultérieure.
Depuis octobre 2023, Israël a intensifié ses mesures contre les prisonniers palestiniens d'une manière sans précédent, parallèlement à la guerre d'extermination menée dans la bande de Gaza.
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