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Les réserves d’eau du Maroc se redressent, la capacité des barrages atteignant 71 %.

Les réserves d'eau du Maroc se redressent, la capacité des barrages atteignant 71 %.

Les réserves d'eau du Maroc se redressent, la capacité des barrages atteignant 71 %.

Les réserves d'eau du Maroc ont atteint leur plus haut niveau depuis des années après un hiver exceptionnellement pluvieux, atténuant ainsi les inquiétudes concernant le stress hydrique prolongé du pays.

Les données publiées samedi par le ministère marocain de l'Équipement et de l'Eau ont montré que le taux de remplissage global des barrages du pays a atteint 71,4 %, ce qui représente une réserve totale de près de 12,38 milliards de mètres cubes.

Ce chiffre marque une nette amélioration par rapport à la même période l'an dernier, où la capacité des barrages n'était que de 32,31 % le 14 mars 2025. Les autorités attribuent ce rétablissement aux précipitations régulières, sous forme de pluies et de neige, qui ont touché une grande partie du pays pendant la saison hivernale.

Les bassins hydrographiques du nord du Maroc ont enregistré la plus forte reprise. Le bassin de Loukkos affiche un taux de remplissage de 91,7 %, et plusieurs barrages – dont ceux de Nakhla, Chefchaouen et Moulay Hassan Ben Mehdi – sont proches ou ont atteint leur pleine capacité.

Le bassin du Sebou, souvent décrit comme le principal réservoir d'eau du pays, a également connu une forte remontée, atteignant 84,04 % de sa capacité. Son élément central, le barrage d'Al Wahda – le plus grand du Maroc – est désormais rempli à 85,26 %, contenant plus de 3 milliards de mètres cubes d'eau, un facteur clé pour le maintien de l'équilibre hydrique national.

Parallèlement, le bassin du Bouregreg, qui alimente d'importantes villes côtières de l'Atlantique comme Rabat et Casablanca, a atteint 92,7 % de sa capacité. Le barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah, à lui seul, affiche un taux de remplissage de 95,49 %, garantissant ainsi l'approvisionnement en eau du principal axe économique du pays pour les années à venir.

Le bassin d'Oum Er-Rbia, au centre du Maroc, a également amorcé son rétablissement après plusieurs années de sécheresse intense qui avaient fait chuter son niveau sous la barre des 8 % l'an dernier. Le bassin affiche désormais un taux de remplissage de 53,95 %.

Le barrage d'Al Massira — le deuxième plus grand réservoir du pays — reste en phase de rétablissement à 32,38 % de sa capacité, mais ce niveau est nettement supérieur à ses précédents niveaux critiques.

D'autres bassins hydrographiques du pays ont également bénéficié de l'amélioration des précipitations. Le bassin du Tensift a atteint 89,36 % de sa capacité, tandis que celui du Souss-Massa a enregistré 54,79 %, ce qui a dynamisé l'agriculture régionale.

Dans l'est du Maroc, le bassin de la Moulouya a atteint 68,79 % de sa capacité, soulageant ainsi le stress hydrique dans des zones agricoles telles que Berkane et Nador.

Avec des réserves nationales dépassant 12,3 milliards de mètres cubes, le Maroc dispose désormais d'une plus grande flexibilité pour mettre en œuvre des plans agricoles et gérer ses ressources en eau potable sans avoir recours à des mesures de conservation strictes.

Cependant, les experts mettent en garde contre une gestion prudente de cette amélioration. Ils affirment que le pays doit poursuivre ses investissements dans des stratégies de gestion de l'eau à long terme, notamment le dessalement de l'eau de mer et les projets de transfert d'eau interbassins, afin de garantir la durabilité face à l'accélération du changement climatique.


Catégorie : Actualités du Maroc | Publié le 14/03/2026 à 23:08 | Par NewsDuMaroc.com