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Le directeur de HACA affirme que les critiques formulées à l'encontre des programmes télévisés du Ramadan témoignent d'une « prise de conscience critique croissante » chez les Marocains.

Le directeur de HACA affirme que les critiques formulées à l'encontre des programmes télévisés du Ramadan témoignent d'une « prise de conscience critique croissante » chez les Marocains.

Le directeur de HACA affirme que les critiques formulées à l'encontre des programmes télévisés du Ramadan témoignent d'une « prise de conscience critique croissante » chez les Marocains.

Alors que le débat public sur la qualité des programmes de divertissement télévisés sur les chaînes officielles marocaines s'intensifie pendant le Ramadan, Latifa Akharbach, directrice de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA), a précisé que « la qualité n'est pas imposée par la loi ou la réglementation ».

Akharbach a expliqué que ce phénomène s'inscrit dans un système intégré d'industries médiatiques et culturelles, décrivant les critiques formulées à l'encontre des programmes du Ramadan comme un signe de « prise de conscience critique et de sens de la comparaison en constante évolution au sein de larges segments du public marocain ».

Elle a reconnu les plaintes croissantes concernant la qualité des programmes télévisés pendant le Ramadan, en particulier des séries dramatiques, les attribuant premièrement à la nature et à l'intensité des programmes diffusés spécifiquement pendant ce mois et deuxièmement aux habitudes de consommation des médias pendant le Ramadan, avec un engagement accru du public, notamment aux heures de grande écoute.

Akharbach a déclaré qu'elle ne considérait pas l'augmentation des plaintes comme un signe négatif, la décrivant comme « un indicateur démocratique fort qui reflète la capacité du public à demander des comptes aux médias et l'évolution des attentes des téléspectateurs marocains.

Elle a expliqué que les critiques ne portent pas seulement sur le rôle symbolique de la télévision nationale pour les Marocains, mais reflètent également la manière dont les téléspectateurs sont devenus actifs et engagés, utilisant internet, les médias sociaux, les plateformes vidéo et la télévision à la demande, avec des choix quasi illimités répondant aux normes techniques internationales.

Concernant la protection de la liberté de création face aux critiques formulées à l'encontre des séries dramatiques diffusées pendant le Ramadan, Akharbach a souligné qu'il s'agissait d'une ligne rouge démocratique.

Elle a souligné que « HACA ne peut pas décider qu'une série comique doit être plus sérieuse ou plus drôle, juger qu'un drame a besoin d'un meilleur scénario, ni déclarer si un réalisateur ou un acteur est suffisamment talentueux. »

Interférer dans le choix créatif serait une démarche dangereuse, a-t-elle averti, soulignant que HACA n'est ni un censeur ni un producteur, mais plutôt un organisme qui veille à un juste équilibre entre liberté et responsabilité.

Akharbach a souligné la position de la HACA sur la qualité du contenu audiovisuel national, affirmant qu'elle est « étroitement liée à la souveraineté culturelle et à la cohésion nationale ».

Elle a fait remarquer que « cela ne peut être la responsabilité d'une seule institution et nécessite une politique publique de grande envergure pour développer les industries culturelles et médiatiques du pays ».

Elle a également exposé plusieurs pistes d'amélioration de la qualité, notamment le renforcement de la gouvernance éditoriale dans les médias publics par le biais d'intermédiaires, de comités de lecture et d'éthique, et de commissions de sélection des programmes.

Cela comprend également la garantie d'un financement durable pour soutenir la production nationale, ainsi que l'investissement dans la formation et le développement des compétences dans les domaines des médias, du numérique et de la création.

Elle a conclu que les chaînes publiques doivent établir des normes de qualité, surveiller la satisfaction du public et promouvoir l'éducation aux médias et la conscience critique afin de favoriser une consommation plus éclairée des contenus.


Catégorie : Société | Publié le 03/03/2026 à 19:08 | Par NewsDuMaroc.com