La Palestine a été reconnue cet automne, mais les promesses seront-elles tenues au printemps ? Hala a la réponse.

La Palestine a été reconnue cet automne, mais les promesses seront-elles tenues au printemps ? Hala a la réponse.
La reconnaissance de la Palestine par plusieurs pays en septembre a surpris beaucoup de monde, car cette étape était restée quasiment impossible pendant des décennies faute de consensus international suffisant, contrairement aux fortes pressions exercées par Israël et les États-Unis, qui s'opposaient fermement à cette évolution.
Les pressions israéliennes et américaines ont empêché de nombreux pays de reconnaître l'État de Palestine, dans le but de saper les tendances internationales en faveur des droits des Palestiniens.
Mais tout a changé au début de l'automne dernier, environ deux ans après le début de la guerre d'extermination à Gaza, lorsque plusieurs grands pays se sont empressés de reconnaître l'État de Palestine lors de la réunion des Nations Unies, et que certains d'entre eux ont maintenant commencé à mettre en œuvre cette reconnaissance sur le terrain et à accepter la transformation des bureaux de représentation en ambassades pleinement habilitées.
Ambassadrice Hala
Le quotidien français Le Monde a révélé aujourd'hui que le président Emmanuel Macron a accepté les lettres de créance de Hala Abu Hasira, en tant qu'ambassadrice extraordinaire de l'État de Palestine en France.
Le journal a indiqué que cette mesure constitue la première traduction concrète de la reconnaissance de l'État de Palestine annoncée par le président Macron dans un discours prononcé devant l'Assemblée générale des Nations Unies le 22 septembre 2015, après de longs mois d'hésitation et de tensions avec le gouvernement israélien, qui s'y opposait fermement.
Suite au renforcement de la représentation palestinienne à Paris, le personnel de la mission diplomatique devrait bénéficier des privilèges qui en découlent, conformément à la Convention de Vienne de 1961.
Cela implique de transformer la mission palestinienne en une véritable ambassade. Après avoir quitté le palais de l'Élysée, Abou Hasira a déclaré au Monde : « C'est un moment historique. Je suis fier de mon peuple qui a payé un prix très élevé, et c'est une reconnaissance de ses droits et de ses sacrifices. »
Par ailleurs, la France n'entend pas renforcer sa représentation auprès de l'Autorité palestinienne, explique Le Monde, précisant que ce rôle est assuré par le Consulat général de France à Jérusalem, qui fournit des services consulaires aux Israéliens et fait également office d'ambassade diplomatique auprès des institutions palestiniennes situées à Ramallah, en Cisjordanie.
Avouer, c'est du courage.
Selon le quotidien français, l'ouverture d'une ambassade auprès de l'Autorité palestinienne compliquera davantage les relations avec Israël.
Il y a deux jours, le président Macron a souligné qu'aucune forme d'occupation ou de colonisation ne pouvait garantir la sécurité, en référence aux attaques israéliennes contre le Liban et les territoires palestiniens.
Macron a également renouvelé son appel à poursuivre la voie politique menant à la reconnaissance de l'État de Palestine, une approche adoptée par la France, exprimant l'espoir que la communauté internationale emboîterait le pas.
L'ambassadeur Ahmed Al-Deek, conseiller politique du ministre des Affaires étrangères et des Expatriés : la Palestine considère ces reconnaissances comme des actes courageux, conformes au droit international et aux résolutions de la légitimité internationale.
La Palestine a obtenu la reconnaissance de 10 pays, dont des puissances majeures comme la Grande-Bretagne et la France, ce qui porte à 159 sur 193 le nombre de pays reconnaissant la Palestine.
L'ambassadeur Ahmed Al-Deek, conseiller politique du ministre des Affaires étrangères et des Expatriés, avait précédemment déclaré à des sources médiatiques Net que la Palestine considérait ces reconnaissances comme « un courage conforme au droit international et aux résolutions de la légitimité internationale, un soutien aux efforts déployés pour mettre fin à l'occupation et parvenir à la paix, et une reconnaissance des droits des Palestiniens, en particulier du droit à l'autodétermination pour le peuple palestinien ».
Il a ajouté que cette reconnaissance est « un droit légal et une obligation morale pour les pays, en particulier ceux qui affirment adhérer à la solution à deux États, ainsi qu'à leur affirmation selon laquelle la paix repose sur le droit international et non sur les chars, les bulldozers, les bombardements, le génocide, les déplacements de population et l'annexion. »
Plusieurs pays, dont Israël, les États-Unis et leurs alliés, ne reconnaissent pas la Palestine. Le gouvernement du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu – recherché par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre à Gaza – rejette catégoriquement l'idée d'un État palestinien, et en 2024, la Knesset israélienne a voté une résolution contre sa création.
Roman Leboeuf, professeur de droit international à l'université d'Aix-Marseille, dans le sud de la France, a décrit la reconnaissance d'un État palestinien comme « l'une des questions les plus complexes » du droit international.
Roman Leboeuf, professeur de droit international à l'université d'Aix-Marseille, dans le sud de la France, avait décrit la reconnaissance de l'État de Palestine comme « l'une des questions les plus complexes » du droit international.
Il a déclaré à l'Agence France-Presse en septembre dernier que les pays sont libres de choisir le moment et la forme de cette reconnaissance, avec des différences importantes, à la fois explicites et implicites.
Selon Lubov, il n'existe aucun organisme chargé d'enregistrer les reconnaissances. Il a poursuivi en expliquant : « L'Autorité palestinienne en Cisjordanie inclut dans sa propre liste tout ce qu'elle considère comme une reconnaissance, mais d'un point de vue purement subjectif. De même, d'autres pays déclarent reconnaître ou ne pas reconnaître un État sans avoir à justifier leur décision. »
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