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La diplomatie religieuse du Maroc renforce son influence en Afrique et en Europe, selon une note d'orientation.

La diplomatie religieuse du Maroc renforce son influence en Afrique et en Europe, selon une note d'orientation.

La diplomatie religieuse du Maroc renforce son influence en Afrique et en Europe, selon une note d'orientation.

Une note de politique générale récente de la Fondation Konrad-Adenauer souligne que la diplomatie religieuse du Maroc renforce la position diplomatique du royaume en Afrique et en Europe.

L'article, intitulé « La diplomatie religieuse du Maroc à la croisée des chemins » et réalisé en collaboration avec la Fondation pour la gouvernance et la souveraineté mondiales, explique que le Maroc a institutionnalisé sa diplomatie religieuse à travers des organismes tels que la Fondation Mohammed VI pour les oulémas africains et l'Institut Mohammed VI pour la formation des imams.

Ces institutions ont formé plus de 2 000 imams du Mali, de Guinée, de France, de Tunisie et de Côte d'Ivoire à la jurisprudence malikite et à la lutte contre la radicalisation.

Il a été souligné que la capacité du Maroc à dispenser une formation à la lutte contre la radicalisation à grande échelle répond à un besoin européen crucial, car la plupart des États européens ne disposent ni de l'infrastructure académique ni de la légitimité politique nécessaires pour former des imams au niveau national sans risquer d'être accusés d'ingérence de l'État.

De ce fait, certains pays européens externalisent de plus en plus l'éducation religieuse de leurs populations musulmanes auprès de partenaires comme le Maroc au lieu de mettre en place leurs propres programmes de formation.

La diplomatie religieuse du Maroc est un investissement dans le capital symbolique, souligne l'article, transformant des atouts historiques comme les confréries soufies et la tradition Qarawiyyin en outils géopolitiques modernes.

Il a été expliqué que Rabat s'appuie sur sa tradition savante islamique millénaire et sur le commandement des croyants de la dynastie alaouite pour consolider son influence, diffuser son modèle de formation et ancrer la monarchie comme gardienne de l'Islam al-Wasatiyyah, enraciné dans la jurisprudence malikite, la théologie ash'arite et le soufisme d'Al-Junaid.

Le rapport ajoute que la situation géographique stratégique du Maroc, au carrefour de l'Afrique, du monde arabe, de la Méditerranée et de l'Atlantique, joue également un rôle clé.

Cela permet au Royaume de jouer le rôle de pont entre les régions, tandis que l'absence de richesses pétrolières « réduit les soupçons d'ambitions hégémoniques qui s'attachent aux initiatives religieuses des États du Golfe ».

Par ailleurs, les efforts déployés par le Maroc pour restaurer les synagogues, créer des musées et reconnaître l'hébreu comme faisant partie de son patrimoine national, indique le rapport, témoignent à la fois d'une véritable continuité historique et d'un positionnement diplomatique stratégique.

Cela se reflète également dans le maintien, au Maroc, d'une communauté juive vivante et d'une tradition séculaire de coexistence judéo-musulmane, faisant du pays un modèle crédible de pluralisme religieux ancré dans une expérience réelle.

L'article souligne que si le Maroc possède des atouts religieux uniques qui le distinguent, ceux-ci restent largement méconnus des jeunes de la diaspora nord-africaine de deuxième et troisième génération en Europe, qui sont également les plus vulnérables à la radicalisation en ligne.

Le rapport explique que la communication du Maroc se concentre sur les gouvernements et les institutions plutôt que sur l'engagement direct des communautés de la diaspora, « laissant ses atouts les plus distinctifs sous forme de réalisations institutionnelles abstraites plutôt que de récits émotionnellement forts ».

L'article recommande que « le Maroc investisse dans une infrastructure narrative afin de rendre ses atouts religieux uniques visibles et attrayants pour les publics natifs du numérique, tout en soulignant que sans combler le déficit de communication, ces atouts risquent de rester invisibles ».


Catégorie : Actualités du Maroc | Publié le 04/03/2026 à 19:08 | Par NewsDuMaroc.com