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Brandissant une bouteille de champagne… La célébration par Ben-Gvir de l’adoption de la loi autorisant la peine de mort suscite une vive indignation.

Brandissant une bouteille de champagne… La célébration par Ben-Gvir de l'adoption de la loi autorisant la peine de mort suscite une vive indignation.

Brandissant une bouteille de champagne… La célébration par Ben-Gvir de l'adoption de la loi autorisant la peine de mort suscite une vive indignation.

La scène où le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, célébrait – accompagné de membres de son parti « Otzma Yehudit » – à l'intérieur de la Knesset après l'adoption de la loi autorisant la peine de mort a suscité une vive indignation sur les réseaux sociaux, après qu'il soit apparu brandissant une bouteille de « champagne » et tentant de l'ouvrir, tout en portant une broche en forme de nœud coulant.

Lundi soir, la Knesset, l'Assemblée générale israélienne, a approuvé, en deuxième et troisième lecture, la loi autorisant l'exécution des prisonniers palestiniens, avec 62 voix pour, 48 contre et une abstention.

Le Comité de sécurité nationale de la Knesset a approuvé mardi dernier le projet de loi prévoyant l'imposition de la peine de mort aux Palestiniens, avant son approbation finale en séance plénière.

Dans son premier message, Ben-Gvir a écrit sur la plateforme « X » : « Nous avons marqué l'histoire ; désormais, chaque mère de Cisjordanie saura que si son fils sort pour tuer quelqu'un, il sera pendu », ajoutant : « Nous n'avons pas peur et nous ne nous rendrons pas. »

Colère et avertissements généralisés

Le comportement de Ben-Gvir, qui a coïncidé avec l'adoption de la loi, a suscité une vague d'indignation et une vive controverse parmi les Palestiniens sur les réseaux sociaux, où des militants ont exprimé leur ferme condamnation de ce qu'ils ont décrit comme une « scène criminelle et inhumaine » qui coïncide avec une législation affectant le sort des prisonniers.

Des internautes ont déclaré sur Twitter qu'environ dix mille prisonniers et détenus palestiniens dans les prisons israéliennes s'apprêtent à vivre une « journée difficile » dans l'histoire de la cause palestinienne, suite à l'adoption de la loi autorisant l'exécution des prisonniers.

D'autres ont qualifié cette mesure d'« extrêmement dangereuse », arguant que l'adoption de cette loi signifie qu'un prisonnier n'est plus considéré comme un prisonnier qui pourrait un jour être libéré, mais plutôt comme « un cadavre attendant d'être exécuté », selon leurs propres termes.

Des blogueurs ont souligné que la décision d'exécuter des prisonniers palestiniens constitue un « crime de guerre à part entière » et une extension d'une politique fondée sur le meurtre et la répression depuis l'occupation de la Palestine et le déplacement de sa population, ajoutant que ce qui se passe aujourd'hui n'est « rien d'autre qu'une expression explicite de cette voie », qui va du siège aux massacres, dans le cadre d'un « terrorisme organisé » bénéficiant d'une couverture internationale.

Des doutes ont été soulevés quant aux justifications de cette décision, et ce comportement a été condamné.

D'autres ont souligné que l'approbation de la loi sur la peine de mort n'est « pas surprenante », mais plutôt le prolongement de ce qui se passe depuis des années dans les prisons, notant le martyre de plus de 100 prisonniers à la suite de passages à tabac, de famine, de négligence médicale et d'une « liquidation lente ».

Les militants ont ajouté que minimiser la gravité de la loi en affirmant qu'elle « ne sera pas appliquée rétroactivement » est trompeur, et ont remis en question la fiabilité des garanties compte tenu des nombreux antécédents de violations. Ils ont souligné que le danger ne réside pas dans le moment de sa mise en œuvre, mais dans l'existence même de la loi, arguant que son application à un seul détenu menace tous les prisonniers.

Un militant a écrit : « Ils ont fermé les portes de la vie et s'apprêtent à ouvrir celles de la potence, mais les prisonniers ne sont pas des numéros ; ils sont l'histoire d'une terre qui ne meurt pas et la douleur d'un peuple qu'on ne peut briser. »

Un autre a ajouté : « Si l'anéantissement de Gaza ne l'a pas ému, cette décision ébranlera-t-elle sa conscience ? »

Des blogueurs ont également souligné que Ben-Gvir avait fêté la victoire à l'intérieur de la Knesset après le vote final sur la loi autorisant la peine de mort, où il est apparu tenant une bouteille de « champagne » dans une scène qu'ils ont qualifiée de « provocatrice », après des mois d'efforts persistants pour faire adopter la loi.

Les militants ont considéré cette scène comme reflétant un « mépris flagrant » pour la vie des prisonniers palestiniens, et comme perpétuant une approche fondée sur l'incitation et l'escalade, à un moment où les appels en faveur des droits de l'homme et les appels internationaux se multiplient pour mettre fin aux violations commises contre les détenus dans les prisons israéliennes.

Des militants ont appelé les organisations de défense des droits humains et les organisations internationales à prendre des mesures formelles et concrètes sur le terrain pour mettre fin aux violations commises contre les prisonniers palestiniens, avertissant que le mépris continu de ces lois perpétuerait l'impunité, aggraverait les souffrances des détenus et alimenterait les tensions à l'intérieur des prisons israéliennes.


Catégorie : Nouvelles | Publié le 30/03/2026 à 23:54 | Par NewsDuMaroc.com