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Amnesty International : Le commerce non réglementé des armes « accélère » les violations des droits humains

Amnesty International : Le commerce non réglementé des armes « accélère » les violations des droits humains

Amnesty International : Le commerce non réglementé des armes « accélère » les violations des droits humains

Amnesty International a affirmé qu'il existe un lien direct entre le commerce irresponsable des armes et les violations des droits humains dans le monde entier. L'organisation a averti que du matériel utilisé par les forces de l'ordre ou des armes dites « non létales » servent à réprimer les manifestations et à faire taire la dissidence.

L'organisation a souligné que le commerce incontrôlé des armes violait les droits fondamentaux, notamment le droit à la vie et à la sécurité personnelle, le droit de ne pas être soumis à la torture ni aux mauvais traitements, et le droit à la santé, notant que les effets des armes allaient au-delà des dommages directs pour saper l'économie, démanteler les sociétés et accroître les risques pour les enfants, les femmes et les groupes marginalisés.

Dans un long rapport publié mercredi, l'organisation a appelé à un embargo total sur les armes à destination d'Israël, soulignant qu'elle avait conclu en décembre 2024 que Tel Aviv avait commis un génocide à Gaza.

Elle a également appelé à étendre l'embargo sur les armes au Soudan à l'ensemble du pays, notant le flux continu d'armes modernes vers le Darfour malgré l'embargo existant de l'ONU.

Selon l'organisation, l'extension de l'embargo vise à réduire la capacité des parties à poursuivre les violations et à briser le cycle « armes contre influence » qui prolonge les conflits et multiplie les dommages causés aux civils.

L'organisation a déclaré que les flux d'armes irresponsables ont alimenté des conflits au cours desquels des crimes de guerre et de graves violations ont été commis, et que leurs effets s'étendent au déplacement des populations, à la désorganisation des services essentiels et à la mise en danger constante des civils.

L'organisation a plaidé pour la conclusion d'un traité contraignant visant à réglementer les armes autonomes dans le cadre de sa campagne « Halte aux robots tueurs », et a promu un traité « Commerce sans torture » pour interdire les instruments de torture par nature et renforcer les restrictions sur les équipements des forces de l'ordre utilisés à mauvais escient.

Amnesty International a souligné que le droit international humanitaire interdit l'utilisation d'armes intrinsèquement aveugles, qui ne peuvent être dirigées contre un objectif militaire légitime ou dont les effets ne peuvent être atténués, car leur utilisation rend quasi certaine la destruction de civils et d'infrastructures civiles (habitations, hôpitaux et écoles). Parmi ces armes, elle a cité les munitions à fragmentation, les mines antipersonnel, les armes environnementales et les armes chimiques.

Amnesty International a déclaré que la question de l'armement n'est plus un débat technique entre les ministères de la Défense et les entreprises d'armement, mais qu'elle est devenue une question de droits humains, car lorsque les armes sont transférées sans contrôle ou utilisées en dehors du cadre légal, elles deviennent un « accélérateur » de violations, augmentant le coût humain pour les civils, accroissant la probabilité de morts et de blessés, provoquant des déplacements de population, sapant les services de base et affaiblissant la capacité des communautés à vivre en sécurité.

En outre, l'organisation a déclaré que le contrôle des armes prend une dimension supplémentaire en matière de droits de l'homme lorsque des équipements des forces de l'ordre ou des armes « non létales » sont utilisés pour réprimer les manifestations et faire taire la dissidence, créant un climat de peur qui restreint les droits civils et politiques.


Catégorie : Nouvelles | Publié le 05/03/2026 à 08:09 | Par NewsDuMaroc.com