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Port de Nador, en Méditerranée occidentale : le Maroc suspend l’appel d’offres pour le gazoduc après le veto du ministère des Finances.

Port de Nador, en Méditerranée occidentale : le Maroc suspend l'appel d'offres pour le gazoduc après le veto du ministère des Finances.

Catégorie : Actualités du Maroc | Publié le 03/02/2026 à 16:36 | Par PressDuMaroc.com

Le Maroc a suspendu son projet de construction d'un gazoduc reliant un futur terminal GNL du port de Nador West Med aux infrastructures existantes, suite aux objections du ministère des Finances, selon des sources et un document consulté par Reuters.

Le ministère de l'Énergie a annoncé lundi que le projet de partenariat public-privé visant à relier le terminal GNL de Nador West Med aux gazoducs alimentant les terminaux GNL espagnols et deux centrales électriques nationales avait été suspendu en raison de « nouveaux paramètres et hypothèses », sans fournir plus de détails.

Selon Reuters, le ministère des Finances s'est opposé à l'appel d'offres en raison de problèmes de procédure, de risques fiscaux et d'incertitudes liées à une nouvelle loi sur le gaz.

Le ministère a déclaré dans le document qu'il « réaffirme son engagement à continuer de soutenir ce projet » et qu'il est prêt à reprendre l'évaluation une fois les conditions nécessaires réunies.

Le ministère des Finances a opposé son veto au projet sur la base d'un avis émis le 20 janvier par la commission chargée d'approuver les partenariats public-privé.

Le document faisait état de préoccupations concernant la viabilité budgétaire, la répartition des risques entre les entités publiques et privées, et le manque de clarté du contrôle exercé sur le projet.

Rachid Ennasiri, directeur du groupe de réflexion indépendant sur le climat IMAL, a déclaré à Reuters que la suspension du projet de pipeline « pourrait s'avérer une décision prudente de gestion des risques dans un contexte de prix volatils des combustibles fossiles et de marchés gaziers fluctuants ».

Il a déclaré que les intérêts énergétiques du Maroc résidaient dans le développement des énergies renouvelables nationales et la nécessité d'éviter une dépendance au gaz à long terme.

Le Maroc cherche à réduire sa dépendance au charbon, qui représentait 60 % de la production d'électricité en 2024, tout en augmentant la part des énergies renouvelables à 52 % de la capacité installée d'ici 2030, contre 45 % actuellement.

La demande de gaz du Maroc devrait atteindre 8 milliards de mètres cubes d'ici 2027, contre environ 1 milliard de mètres cubes aujourd'hui. Le Maroc importe la majeure partie de son gaz des terminaux méthaniers espagnols via des gazoducs qui transportaient auparavant du gaz algérien.