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ONG : Les inondations créent des conditions humanitaires « très difficiles » et demandent la déclaration de catastrophe naturelle.

ONG : Les inondations créent des conditions humanitaires « très difficiles » et demandent la déclaration de catastrophe naturelle.

Les inondations sans précédent qui frappent le nord du Maroc ont créé une situation humanitaire extrêmement difficile, incitant les organisations de défense des droits humains à exhorter le gouvernement à déclarer officiellement les zones les plus touchées zones sinistrées, une mesure qu'elles jugent essentielle pour débloquer l'aide d'urgence et les indemnisations.

L'Organisation marocaine des droits de l'homme (OMDH) a déclaré que les fortes pluies et les inondations, en particulier autour d'El Ksar El Kebir, ont forcé des dizaines de milliers d'habitants à quitter leurs maisons, laissant beaucoup d'entre eux dans des conditions de vie précaires avec un accès limité aux services de base.

L'OMDH a salué les interventions précoces des autorités locales et des forces armées royales, reconnaissant leur rôle dans la protection des vies et la réduction du nombre de décès, mais a averti que ces mesures restent insuffisantes compte tenu de l'ampleur et de la durée de la crise.

L'organisation a appelé le gouvernement à activer les mécanismes légaux permettant d'apporter une compensation financière immédiate et une aide matérielle aux familles touchées, faisant valoir que les interventions d'urgence ponctuelles ne peuvent se substituer à une déclaration officielle de catastrophe.

L'OMDH a également exhorté les autorités à garantir l'accès à la nourriture, aux soins de santé, au soutien psychologique et à l'éducation, y compris des options d'apprentissage à distance pour les élèves déplacés vers des abris temporaires, des besoins qui, selon elle, ne sont pas systématiquement pris en compte.

Ces inondations surviennent alors que des évacuations massives ont lieu dans le nord du Maroc. De fortes pluies ont submergé des zones des plaines fluviales du Gharb et du Loukkos, contraignant plus de 140 000 personnes à évacuer, tandis que les barrages atteignaient des niveaux critiques et que les rivières débordaient.

Bien que des abris aient été mis en place, les routes, les habitations et les terres agricoles ont subi d'importants dégâts, ce qui suscite des inquiétudes quant aux déplacements de population à long terme et aux pertes économiques dans des zones déjà vulnérables.

L'Association marocaine des droits de l'homme (AMDH) a relayé l'appel à la déclaration de catastrophe, soulignant qu'une telle mesure déclencherait automatiquement les mécanismes de secours légaux prévus par le droit marocain, notamment l'accès au Fonds de solidarité contre les catastrophes.

AMDH a critiqué ce qu'elle a décrit comme une gestion de crise réactive, arguant que des lacunes persistantes en matière d'infrastructures, d'aménagement du territoire et de prévention des inondations laissaient les communautés exposées à des risques prévisibles liés au climat.

Selon le groupe, les crues de rivières comme le Loukkos et le Sebou ont inondé des terres agricoles et des zones résidentielles à une échelle qui a dépassé les capacités locales, soulignant les limites des interventions d'urgence qui ne vont pas jusqu'à la reconnaissance officielle de la catastrophe.


Catégorie : Actualités du Maroc | Publié le 09/02/2026 à 19:08 | Par NewsDuMaroc.com