Les craintes d'inondations et les pénuries de liquidités aggravent les difficultés d'une ville du nord du Maroc.
Les craintes d'inondations et les pénuries de liquidités aggravent les difficultés d'une ville du nord du Maroc.
L'état d'alerte renforcée qui règne dans la ville de Ksar El Kebir, au nord du Maroc, en raison des craintes d'inondations, est aggravé par les difficultés quotidiennes croissantes des habitants restés sur place, selon des témoignages locaux.
Les habitants des quartiers classés comme sûrs par les autorités, et donc non concernés par les ordres d'évacuation émis pour les zones inondables, affirment avoir été pris au dépourvu par la fermeture des banques et la pénurie d'argent liquide, ce qui aggrave une situation déjà tendue.
Certains habitants ont déclaré avoir été contraints de se rendre dans des villes voisines, notamment Larache, pour retirer l'argent nécessaire à leurs dépenses de base, les services financiers de Ksar El Kebir étant devenus inaccessibles.
Plusieurs habitants interrogés par LesActualités24 ont décrit ce qu'ils ont appelé un « siège financier », avertissant que le manque d'accès à l'argent liquide intensifie la tension psychologique et sociale causée par des jours d'incertitude et de peur liés aux risques d'inondation.
Ils ont également dénoncé les coupures d'eau et d'électricité qui affectent plusieurs quartiers, qualifiant ces perturbations de violation des droits des citoyens et d'aggravation des souffrances des habitants. Ces derniers ont exhorté les autorités à garantir des conditions de vie décentes et à atténuer les difficultés quotidiennes auxquelles la population est confrontée.
Les difficultés ne se limitent pas à la ville elle-même. Les habitants des zones rurales environnantes, notamment Bouachta, Souaken, Darrabla, Jbineinat et Oulad Haddad, sont également confrontés à des difficultés croissantes, selon des sources locales.
D'après ces sources, les communautés rurales peinent notamment à s'approvisionner en gaz de cuisson et en eau potable. La situation est aggravée par les pénuries d'aliments pour le bétail et de pâturages, ce qui exerce une pression supplémentaire sur les agriculteurs.
Les habitants locaux disent attendre une intervention du gouvernement pour soutenir les agriculteurs et les ménages ruraux face à la persistance de conditions difficiles.
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