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La fédération des meuniers dément les allégations selon lesquelles le blé importé subventionné serait détourné vers l'alimentation animale.

La fédération des meuniers dément les allégations selon lesquelles le blé importé subventionné serait détourné vers l'alimentation animale.

Catégorie : Actualités du Maroc | Publié le 07/02/2026 à 19:53 | Par PressDuMaroc.com

Une source au sein de la Fédération nationale des moulins du Maroc a démenti les allégations selon lesquelles les céréales importées subventionnées seraient utilisées pour la production d'aliments pour animaux au lieu d'être transformées en farine, après que la députée du Parti de la justice et du développement, Naima El Fathaoui, a soulevé la question dans une question parlementaire écrite évoquant un contrôle insuffisant des chaînes d'approvisionnement en céréales importées et une concentration présumée du marché.

Selon une source au sein de la fédération, s'exprimant sous couvert d'anonymat auprès de PressDuMaroc.com, les comparaisons de prix actuelles entre la farine de blé tendre, le maïs et l'orge montrent un resserrement des écarts. Cette source explique ce phénomène par la diminution des aides publiques et l'évolution désormais des prix en fonction des marchés internationaux. Elle ajoute que la qualité du maïs est actuellement considérée comme la plus adaptée aux mélanges pour l'alimentation animale.

La source a rejeté les affirmations selon lesquelles du blé subventionné serait utilisé dans les usines d'aliments pour animaux, qualifiant ces allégations de motivées par des considérations électorales et précisant que les cas détectés en 2022 étaient très limités et avaient fait l'objet de poursuites judiciaires.

Concernant la production nationale, la source a indiqué qu'il était encore trop tôt pour évaluer l'impact des pluies en cours, mais a cité la production potentielle à Saiss, Chaouia, Abda, Doukkala et Rehamna, tout en avertissant que Gharb avait été fortement touchée par les inondations qui ont endommagé les cultures céréalières et les arbres fruitiers, notamment les avocatiers.

La source a insisté sur la nécessité de poursuivre les importations de céréales afin d'éviter les retards d'approvisionnement, notant que la récolte pourrait être reportée à juin, tout en indiquant que les meuniers et les négociants privilégieraient le blé national une fois disponible et en appelant à la création d'une réserve nationale stratégique de céréales pour soutenir les agriculteurs et stabiliser l'approvisionnement.