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Des routes coupées aux écoles fermées : comment les régions marocaines gèrent les risques d'inondations

Des routes coupées aux écoles fermées : comment les régions marocaines gèrent les risques d'inondations

Catégorie : Actualités du Maroc | Publié le 01/02/2026 à 21:37 | Par LesActualités24

Les fortes pluies et la crue des rivières ont contraint les autorités marocaines à prendre des mesures de précaution et d'urgence inhabituelles dans de nombreuses régions du pays.

Face aux pluies continues attendues la semaine prochaine, les autorités locales et nationales prennent des mesures pour protéger les populations, fermer les routes dangereuses et gérer les inondations, notamment dans le nord-ouest où les barrages sont presque pleins.

Ksar El Kebir, le bassin de Loukkos et les villes voisines

Dans le nord-ouest, notamment autour de Ksar El Kebir, des semaines de pluies torrentielles combinées aux lâchers d'eau de barrages presque pleins ont provoqué le débordement du fleuve Loukkos.

En réponse, les forces armées royales et les unités de secours ont été déployées pour aider à évacuer les habitants des quartiers inondés. Des milliers de personnes ont été déplacées vers des abris et des camps temporaires face à la montée des eaux.

Point important pour les agriculteurs et les bergers, environ 1 180 moutons et 200 bovins ont été déplacés vers des zones sûres, aux côtés des habitants.

Des sacs de sable et des barrières temporaires ont été placés dans les zones inondables à mesure que les eaux commençaient à se retirer, dans le but de ralentir la progression des inondations.

Les écoles de Ksar El Kebir ont reçu l'ordre de fermer jusqu'au 7 février au moins, par mesure de précaution pour assurer la sécurité des élèves.

Les autorités locales ont averti les habitants de ne pas traverser les rues inondées ni les routes situées en zone basse, les exhortant à éviter tout déplacement jusqu'à ce que la situation s'améliore.

Dans les zones environnantes près de Sidi Kacem, où le niveau du fleuve Sebou monte, plusieurs villages ont procédé à des évacuations et une vigilance accrue a été mise en place pour prévenir d'éventuelles inondations.

Kenitra and surrounding provinces

Dans certaines parties de la province de Kénitra, la montée des eaux des rivières et des oueds a incité les autorités éducatives et locales à prendre des précautions supplémentaires.

Dans plusieurs municipalités, dont Souk Tlat El Gharb, Sidi Allal Tazi, Mogrene, Benmansour, Mnasra et d'autres, les cours ont été suspendus à partir du 2 février et ce jusqu'à nouvel ordre en raison des risques d'inondation.

Les comités provinciaux de surveillance ont également publié des communiqués exhortant les familles, les élèves et le personnel à rester informés et à éviter tout déplacement inutile dans les zones où l'eau stagne ou coule rapidement.

Sidi Kacem et les vallées environnantes

Juste à l'intérieur des terres, non loin de la côte atlantique, la province de Sidi Kacem a également pris des mesures de précaution pour protéger les communautés.

Les autorités ont suspendu les cours dans plusieurs écoles de villages tels que Al Qassim Al Shabi, Bir Taleb, El Mrija, Taoughilt, Al Hawafat et d'autres en raison des fortes pluies et des risques d'inondations.

Les autorités locales ont indiqué que cette décision avait été prise en coordination avec les autorités provinciales et éducatives afin de garantir la sécurité des élèves et du personnel jusqu'à ce que les conditions météorologiques se stabilisent.

Dans certains centres communautaires situés en zone basse, les équipes d'urgence ont vérifié les ponts, dégagé les petits cours d'eau et préparé des camions et du personnel pour intervenir rapidement en cas de montée soudaine du niveau des rivières.

corridor Tétouan–Chefchaouen et routes de transport du nord

La route nationale entre Tétouan et Chefchaouen a été bloquée lorsque les eaux de l'oued Seflaou ont débordé, coupant une partie du trajet et obligeant les autorités à avertir les automobilistes d'éviter de traverser les zones inondées jusqu'à ce que le niveau de l'eau baisse.

Les inondations aux abords des rivières sur les tronçons de routes rurales ont également retardé les déplacements vers des zones intérieures comme Ouezzane et Fès, ce qui a incité les organismes provinciaux de sécurité à émettre des avis de voyage urgents.

Au-delà de Ksar El Kebir et de Kenitra, les autorités éducatives d'autres régions du nord ont également pris des mesures en prévision d'une détérioration des conditions météorologiques.

Dans la province d'Al Hoceima, les responsables provinciaux de l'éducation ont publié des directives à l'intention des directeurs d'école sur la manière de décider de suspendre ou non les cours les 2 et 3 février en fonction de l'évolution de la situation locale, la sécurité des élèves et du personnel étant présentée comme la priorité absolue.

Les médias régionaux du nord confirment que les écoles de toute la région attendent des informations officielles ; cette décision fait suite à des mesures similaires prises ces derniers jours pour suspendre les cours là où le risque est le plus élevé.

Alors que le nord-ouest demeure la zone la plus touchée, les autorités de tout le pays renforcent leur dispositif de préparation. Les alertes météorologiques du service météorologique national prévoient la poursuite des pluies et des orages dans le nord, l'ouest et le centre du pays au cours des prochains jours, ce qui accroîtra les risques d'inondations dans les vallées, les plaines et les bassins fluviaux.

Le ministère de l'Intérieur a exhorté à éviter tout déplacement non essentiel, en particulier sur les routes proches des oueds, et a averti les conducteurs de ne pas traverser les cours d'eau susceptibles de déborder soudainement.

Des « comités de vigilance » d'urgence et provinciaux ont été activés dans plusieurs régions pour surveiller les cours d'eau, coordonner les équipes de protection civile et émettre des alertes en temps opportun en cas de changement rapide du niveau de l'eau.