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Des chauffeurs de VTC menacent d'intenter une action en justice après avoir été bloqués de l'application Careem.

Des chauffeurs de VTC menacent d'intenter une action en justice après avoir été bloqués de l'application Careem.

Catégorie : Actualités du Maroc | Publié le 05/02/2026 à 13:08 | Par PressDuMaroc.com

Des dizaines de chauffeurs travaillant pour des plateformes de transport à la demande affirment qu'ils pourraient intenter une action en justice après avoir été bloqués de l'utilisation de la plateforme Careem, propriété d'Uber, arguant que cette mesure équivaut à un licenciement abusif.

Les chauffeurs interrogés par PressDuMaroc.com AR ont déclaré avoir été brutalement exclus de l'application Careem après avoir travaillé sur la plateforme pendant plusieurs années. Nombre d'entre eux ont indiqué que leurs comptes avaient été suspendus sans préavis, les privant ainsi de leur principale source de revenus.

Selon des sources professionnelles, un grand nombre de chauffeurs qui utilisaient depuis longtemps l'application pour leurs courses en VTC se sont soudainement retrouvés dans l'incapacité d'accéder à leurs comptes, ce qui les a amenés à se considérer comme licenciés.

Selon les mêmes sources, les chauffeurs recevaient auparavant leurs revenus par virement bancaire direct de la part de l'entreprise, une pratique qui a également été interrompue sans préavis.

Les représentants syndicaux ont qualifié cette mesure de licenciement, arguant que tous les éléments constitutifs d'une relation de travail existaient entre les chauffeurs et l'entreprise. Ils ont affirmé que, même en l'absence de contrat écrit, le versement régulier des salaires pendant plusieurs années constituait, selon le droit marocain, la preuve d'une relation de travail effective.

Les sources syndicales ont souligné que l'entreprise est légalement tenue de respecter les droits des chauffeurs au travail tels que stipulés par la législation marocaine, ajoutant qu'elles sont prêtes à exercer tous les recours légaux prévus par le code du travail, y compris une action en justice si nécessaire.

Le Syndicat démocratique des transports s'est également saisi de l'affaire et a annoncé avoir entamé des procédures judiciaires afin de protéger les droits des chauffeurs. Le syndicat a averti que si l'entreprise ne remédie pas au problème, il saisira immédiatement les tribunaux compétents pour faire respecter la loi marocaine et garantir les droits des chauffeurs concernés.