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AMDH exhorte le gouvernement à déclarer les zones inondées « zones sinistrées ».

AMDH exhorte le gouvernement à déclarer les zones inondées « zones sinistrées ».

Catégorie : Politique | Publié le 05/02/2026 à 16:23 | Par PressDuMaroc.com

L'Association marocaine des droits de l'homme (AMDH) a exhorté le gouvernement à désigner de vastes zones du pays comme zones sinistrées, avertissant que les inondations généralisées et les destructions liées aux intempéries ont submergé les communautés locales et mis en évidence de graves lacunes en matière de planification et d'infrastructures.

L'association a notamment cité El Ksar El Kebir et les zones environnantes de la plaine du Gharb, le long des rivières Sebou et Loukkos, ainsi que la ville portuaire atlantique de Safi, comme des régions répondant à la définition juridique d'événements catastrophiques en vertu du droit marocain.

Une telle désignation permettrait de débloquer des fonds d'aide aux sinistrés de l'État, des mécanismes d'indemnisation et des inventaires officiels des victimes – des outils dont les défenseurs des droits humains affirment qu'ils sont nécessaires de toute urgence.

Les plaines et bassins fluviaux du nord-ouest du Maroc sont inondés depuis des semaines en raison des fortes pluies et de la crue des cours d'eau. Les rivières Loukkos, Sebou et Ouergha ont débordé dans les zones agricoles de basse altitude, inondant de vastes étendues de terres cultivées, de vergers et de pâturages et menaçant le bétail.

Les organisations de défense des droits humains affirment que la crise actuelle démontre l'insuffisance des mesures d'urgence ordinaires, rendant nécessaire la déclaration d'état de catastrophe naturelle afin de déclencher des protections juridiques pour les populations touchées. Celles-ci comprennent une indemnisation via le Fonds de solidarité contre les catastrophes naturelles du Maroc et une réponse nationale coordonnée.

Les communautés sont confrontées non seulement aux inondations, mais aussi à ce que l'AMDH qualifie de grave négligence structurelle. Dans sa déclaration, l'association a critiqué les efforts de gestion de crise, les jugeant réactifs et opaques.

Le groupe a également appelé à l'application immédiate des mécanismes juridiques existants, citant les engagements du Maroc dans le cadre des accords internationaux sur la réduction des risques de catastrophe et la protection des personnes déplacées à l'intérieur du pays.

La pression en faveur de la déclaration de l'état de catastrophe naturelle s'accentue alors que les autorités marocaines poursuivent l'évacuation des habitants des zones inondables. Ces derniers jours, plus de 108 000 personnes ont été relogées à El Ksar El Kebir et dans les localités voisines face à la montée des eaux et aux avertissements des autorités concernant un risque accru d'inondations.

Les habitants ont signalé des routes endommagées, des maisons inondées et des perturbations persistantes de leur vie quotidienne, tandis que les représentants du secteur agricole ont averti que les pertes de récoltes à long terme et les menaces pesant sur le bétail pourraient aggraver les difficultés économiques dans les zones rurales.