Le mystère des mines perdues dans le détroit d'Ormuz suscite la suspicion parmi les plateformes pétrolières.
Le mystère des mines perdues dans le détroit d'Ormuz suscite la suspicion parmi les plateformes pétrolières.
L’incertitude règne dans les eaux du détroit d’Ormuz, suite aux informations contradictoires entre Washington et Téhéran concernant la carte des mines marines que Téhéran a largement publiée au cours du mois dernier.
Ce conflit a non seulement perturbé la navigation internationale, mais a également soulevé des questions fondamentales quant à la capacité des navires à traverser en toute sécurité l'une des voies navigables les plus importantes du monde.
La presse américaine et les rapports de sécurité ont évoqué l’incapacité de Téhéran à rouvrir pleinement le détroit d’Ormuz, en raison de sa perte de contrôle sur l’emplacement des milliers de mines marines qu’elle avait posées pendant la guerre, ce qui a suscité une vague de scepticisme et d’analyses sur les réseaux sociaux quant à la réalité de cet « obstacle » technique.
Le New York Times a cité des responsables à Washington affirmant que les autorités iraniennes sont actuellement incapables de localiser l'arsenal qu'elles ont déployé dans le détroit, que Téhéran estime à environ 5 000 mines marines, tandis que les estimations américaines suggèrent qu'il s'élève à environ 12 000 mines marines.
Les rapports expliquaient que le déploiement aléatoire de ces mines et leur dérive au gré des courants marins, loin de leurs emplacements d'origine, rendaient l'identification d'itinéraires sûrs presque impossible, d'autant plus que l'armée américaine elle-même est confrontée à une pénurie de capacités avancées de déminage.
Le président américain Donald Trump a commenté la situation en déclarant : « Nous ouvrirons le détroit, qu’ils soient avec nous ou non, et je pense que les choses iront très vite. Nous n’utilisons pas ce détroit, ce sont d’autres pays qui l’utilisent, et nous avons des pays qui interviendront et nous aideront. Ce ne sera pas facile, mais nous l’ouvrirons très prochainement. »
Canular iranien ou réalité ?
L'épisode du 4 novembre 2026 de l'émission « Networks » a suivi l'interaction des plateformes avec les signalements de mines marines perdues dans le détroit d'Ormuz et les réponses concernant l'avenir de la navigation perturbée.
Qais considérait toute cette histoire comme une manœuvre politique visant à prolonger la trêve, et il écrivit donc :
Les négociations avec les Iraniens sont très difficiles, et les Américains... ont inventé l'histoire des mines afin de prolonger la trêve de plus de deux semaines.
Quant à Khaled, il estimait que Téhéran avait perdu le contrôle sur le terrain, déclarant :
L'Iran avait miné le détroit d'Ormuz, perdu ses cartes marines et vu sa puissance navale anéantie. Il lança alors un appel secret aux grandes puissances pour qu'elles déminent le détroit.
De son côté, un compte appelé « Shuaa » a analysé l'information d'un point de vue médiatique, en écrivant :
Le déminage marin est une tâche difficile, mais pas impossible. Cependant, la publication de cette information par les médias américains pourrait servir à justifier le maintien du détroit fermé par l'Iran.
Abou Khalid a décrit cela comme une tentative de s'assurer des gains, commentant :
Une manœuvre dilatoire… Si tel était le cas, les négociations seraient nulles et non avenues… Il s’agit d’une manœuvre dilatoire visant à garantir des droits sans pression ni menaces.
Le compte « Muthaqqaf » (Intellectuel) s’interrogeait sur l’ampleur de l’arsenal implanté, écrivant :
Ils n'ont pas posé de mines parce qu'ils savaient à quel point elles étaient dangereuses, ou alors ils n'en ont posé qu'un nombre très limité, et leur recherche est plus facile dans une zone spécifique de leur région frontalière maritime.
Ces développements surviennent à un moment où le détroit d'Ormuz revêt une importance capitale pour l'économie mondiale, car environ un cinquième de l'approvisionnement énergétique mondial y transite quotidiennement.
Malgré l'annonce du cessez-le-feu mercredi dernier, des centaines de navires chargés de pétrole et de gaz restent bloqués, et seulement sept navires ont traversé le détroit depuis l'accord, contre environ 140 navires par jour avant le début des affrontements.
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