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Des familles marocaines en France sous le choc après la libération, sous surveillance électronique, d'un suspect d'abus sexuels dans une école de Belfort, témoigne une mère.

Des familles marocaines en France sous le choc après la libération, sous surveillance électronique, d'un suspect d'abus sexuels dans une école de Belfort, témoigne une mère.

Catégorie : Actualités du Maroc | Publié le 07/02/2026 à 00:23 | Par PressDuMaroc.com

Une enquête pour abus sexuels sur mineur à Belfort a exacerbé l'inquiétude des familles marocaines de l'est de la France après la libération d'un suspect sous contrôle judiciaire et surveillance électronique. Les parents affirment n'avoir pas encore été contactés pour déposer plainte ou organiser des entretiens avec leurs enfants.

Asmaa Jallouach, une Marocaine mère de deux enfants, a déclaré à PressDuMaroc.com que le suspect avait été libéré mercredi soir après l'expiration de la période de garde à vue légale et placé sous surveillance judiciaire avec un bracelet électronique, dans l'attente de la poursuite de l'enquête.

Elle a déclaré que cette décision avait accru la peur parmi au moins dix familles marocaines pour lesquelles elle disait parler, et elle a décrit un manque de communication officielle de la part de la police jusqu'à présent pour recueillir les déclarations des enfants ou faire avancer les procédures liées à l'affaire.

L'affaire a éclaté après que les autorités françaises ont interpellé et interrogé un employé scolaire décrit comme un facilitateur pédagogique qui intervenant dans plusieurs écoles primaires de la région de Belfort, ce qui a suscité l'inquiétude de parents marocains qui ont affirmé que les allégations concernaient des enfants en milieu scolaire.

La presse régionale et nationale française a également rapporté qu'un intervenant qui animait des séances informatiques dans des écoles locales a été placé sous contrôle judiciaire avec surveillance électronique après avoir été inculpé, dans le cadre de l'enquête portant sur des allégations concernant des filles âgées de 7 à 9 ans.

Jallouach a déclaré avoir déposé une plainte officielle mardi, mais n'avoir reçu jeudi soir aucune convocation ni aucun retour d'information sur l'état de la plainte ou sur le calendrier des entretiens avec les enfants.

Elle a averti que les retards risquaient de faire perdre des informations précises et d'aggraver les dommages psychologiques chez les jeunes enfants, qualifiant le temps de facteur décisif dans les affaires sensibles.

Les familles pressent les enquêteurs d'accélérer les investigations, d'entendre les enfants en urgence avec un soutien psychologique et de fournir une assistance juridique et linguistique aux familles ne parlant pas français. Elles ont également demandé au consulat général du Maroc en France d'intervenir pour suivre l'affaire et se coordonner avec les autorités françaises, a déclaré Jallouach.